Ce soir là, le crépuscule dura longtemps: une clarté rose, à l'horizon,baignait le jardin d'une lueur diffuse, tamisée par l'ombre des feuilles. On ne distinguait plus la couleur des fleurs, ni leus formes, leur parfum seul permettait d'en reconnaître une. Les oiseaux continuaient de voler d'arbres en arbres jusqu'à ce que l'aube envahisse le parc,puis la plaine qui ne formèrent plus qu'un dans le lointain...
Un vent frais se leva et me fit frissonner. Pourtant,marcher sur cette plaine recouverte d'herbe fraîche, sentir la caresse du vent, se murmurer des mots que personne d'autre n'entendra, tandis qu'au loin se profilaient des terres de plus en plus arides,était une perspective séduisante...
Cette pensée amena un sourire sur mes lèvres.
Qu'imaginais-je?...
Même entouré des autres,on est seul.Seul,face à nos peurs...